Dr Colette Sauve, cadre hygiéniste à l’hôpital d’Orsay

Mercredi 4 Novembre, nous avons rencontré le Docteur Colette Sauve, cadre hygiéniste à l’hôpital d’Orsay.

Nous avons pu être informés sur les procédures mises en place concernant le lavage des mains à l’hôpital, et cerner les différents acteurs impliqués dans la mise en place et l’achat de matériel.


On distingue différents lavages de mains :

– le lavage standard à l’eau et au savon, qui n’a aucun effet sur les agents infectieux, mais qui permet de se débarrasser des souillures avant de procéder à un lavage plus complet. Ce type de lavage doit être effectué à plusieurs reprises dans la journée.

– le lavage par friction avec de la solution hydroalcoolique (de la marque Aniosgel ou Purell), pendant une trentaine de secondes, à effectuer très souvent dans la journée, avant et après chaque contact avec un patient. Il est très efficace.

– Le lavage chirurgical, à deux reprises pendant environ 7 minutes, avec de l’iode (ancienne méthode),ou avec de la solution hydroalcoolique (plus efficace plus rapide et plus durable).

Il est apparu que le lavage fréquent avait un effet désagréable pour les mains du personnel médical (sécheresses, gerçures etc), surtout avec de l’eau et du savon, mélangé au cours de la journée avec des lavages à la solution hydroalcoolique. De plus, sans être néfaste utilisée seule, la solution hydroalcoolique procure une sensation désagréable d’avoir les mains recouvertes d’une pellicule grasse. Le personnel médical peut, pour ces raisons, être réticent à se laver les mains comme ils devraient le faire.

Des études et des audits et des campagnes de sensibilisations sont réalisés dans l’hôpital afin de faire respecter la bonne procédure de lavage des mains, mais il reste encore un grand nombre de personne ne suivant pas ces recommandations.

Ceci est un véritable problème dans les hôpitaux car les infections manu-portées sont fréquentes, et peuvent conduire à des complications chez les patients entraînant leur mort.

Il est apparu qu’en plus de ce manque de rigueur chez certains médecins ou personnel soignant, le port de bijoux pose un problème car les bijoux sont un véritable nid à bactéries, et ces bactéries ne sont pas tuées lors des lavages des mains, ce qui augmente encore le risque de contamination.

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